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Elie, l'épreuve de la foi. - "1 Rois 17 / 7-16"
Si les remèdes de Dieu ont parfois une pauvre apparence, ils sont, en réalité, très efficaces.
Au cours de notre dernier article, nous avons découvert comment, sur l'injonction de Dieu, Elie fut amené à quitter le torrent de Kérith après que celui-ci se fut tari, pour se diriger vers la ville de Sarepta dans le territoire de Sidon. Arrêtons-nous aujourd'hui sur les circonstances qui accompagnèrent l'arrivée du prophète au lieu qui lui avait été désigné par cette révélation. "Comme il arrivait à l'entrée de la ville, voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. 1 Rois 17 / 10". Au moment même où il atteint la destination qui lui avait été indiquée, Elie se trouve mis en présence de la personne par qui l'Eternel avait déclaré qu'il pourvoirait à ses besoins "1 Rois 17 / 9".
Cher lecteur, soyons assurés que si nous savons obéir à Dieu sans murmures ni raisonnements, Il nous étonnera par la conduite providentielle des événements de notre vie, comme il le fit pour son serviteur fidèle.
"Voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. 1 Rois 17 / 10". Quel spectacle peu encourageant cette veuve à bout de ressources dut-elle présenter à Elie, alors que celui-ci était lui-même fatigué d'un trajet effectué dans des conditions éprouvantes. Etait ce bien là celle que Dieu s'apprêtait à utiliser pour nourrir le prophète ? Tout dans l'allure de cette femme indiquait qu'elle se trouvait dans une condition extrême, et les paroles qu'elle adresserait à l'homme de Dieu "1 Rois 17 / 12" ne feraient que confirmer cette première impression.
Ne nous est-il jamais arrivé d'éprouver une certaine perplexité sur un chemin que nous avions pourtant emprunté sur les directives divines ? "Voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois et elle répondit je n'ai rien de cuit. Je n'ai qu'une poignée de farine dans un pot et un peu d'huile dans une cruche. Et voici, je ramasse deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela après quoi nous mourrons. 1 Rois 17 10 / 12". Pourquoi Dieu permit-il que des circonstances si défavorables accueillent son serviteur à son arrivée à Sarepta, alors qu'il venait d'obéir à un ordre qui avait déjà de quoi mettre sa foi à rude épreuve ?
Considérons attentivement les pensées suivantes :
1 - En premier lieu, les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, ni ses voies nos voies "Esaïe 55 / 8-9". Le Dieu seul sage n'est-il pas libre d'agir comme il lui semble bon ? "Qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? Qui lui a donné le premier pour qu'il ait à recevoir en retour ? Romains 11 / 34-35". N'oublions jamais qu'il opère toutes choses selon le conseil de sa volonté "Ephésiens 1 / 11". La part des vases d'argile que nous sommes n'est pas de discuter les voies du Tout-Puissant, mais bien plutôt de nous prosterner devant lui en l'adorant et de contempler la profondeur insondable de sa sagesse.
2 - Souvenons-nous par ailleurs que Dieu se plaît à : "Choisir les choses faibles du monde pour confondre les fortes, et les folles pour confondre les sages. 1 Corinthiens 1 / 27", et : "Cela afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. 1 Corinthiens 1 / 29".
3 - Dieu est jaloux de sa gloire, et il ne la donnera pas à un autre. C'est pourquoi les manifestations les plus glorieuses de sa puissance éclatent souvent alors que l'homme est parvenu au bout de ses ressources naturelles. Par exemple la naissance d'Isaac, alors qu'Abraham avait près de cent ans et que Sara n'était plus en état d'avoir des enfants : "Genèse 17 et 21 ; Romains 4 / 19".
3 - Soulignons encore que Dieu s'apprêtait ici à atteindre simultanément deux objectifs. En accomplissant la promesse qu'il avait faite à Elie, le Dieu d'Israël allait du même coup secourir une étrangère en proie à la détresse. Dans cette affaire, ce ne serait donc pas seulement la fidélité du Dieu véritable, mais encore la compassion du Père des miséricordes qui éclateraient. "A Dieu, seul sage, soit la gloire aux siècles des siècles. Romains 16 / 27".
4 - Enfin, et ce n'est pas ici le moindre des enseignements, Dieu tenait ainsi à ce que la foi de son serviteur fut éprouvée, et son cœur ému de compassion afin qu'il fût qualifié à la fois pour affronter les épreuves qui se présenteraient dans la suite de sa mission, et pour prodiguer un puissant réconfort à l'étrangère qui se trouvait là, dans le dénuement. "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction. 2 Corinthiens 1 / 3-4".
Fin. Etude parue dans la revue Pentecôte.
S.Wilhelm
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