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Le mariage 1/5
Fiançailles et Mariage - "1 Corinthiens 7"
Dès le premier verset de ce chapitre, il apparaît clairement que Paul répond à une lettre de l'Eglise de Corinthe. Cette correspondance devait contenir de nombreuses questions, et c'est à celles-ci que le reste de l'épître s'attache à répondre. N'ayant que les réponses de Paul, nous sommes un peu dans la situation d'un auditeur essayant de comprendre une conversation téléphonique sans pouvoir entendre ce qui se dit à l'autre bout de la ligne et n'ayant, pour reconstituer le dialogue, que la seule analyse des réponses dont la clé dépend en grande partie de la compréhension des questions qui les suscitent.
Conseils aux célibataires :
"Pourtant, à ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis : si vous restez comme moi, c’est une bonne chose pour vous. 1 Corinthiens 7 / 8".
Conseils aux époux :
"A ceux qui sont mariés, voici ce que je commande, ou plutôt, ce n’est pas moi, c’est le Seigneur: le mari ne doit pas renvoyer sa femme, et la femme ne doit pas quitter son mari. 1 Corinthiens 7 / 10 "
Conseils envers les veuves :
"La femme reste liée à son mari pendant tout le temps qu’il vit. Si son mari meurt, elle est libre de se marier avec l’homme qu’elle veut, mais à une condition : cet homme doit être chrétien. 1 Corinthiens 7/ 39"
Nous analyserons seulement une partie des neuf premiers versets pour parler des fiançailles en vue du mariage. Nous aurons un intérêt tout particulier à observer de près quelques vérités fondamentales que les croyants ne peuvent ignorer. Le problème de la dépendance et de l'indépendance joue un rôle important dans les fiançailles.
Certains diront : Je veux organiser mon existence et vivre ma vie sans contrainte. La liberté est un des biens les plus précieux. Mais ne confondons pas la liberté avec l'indépendance égoïste. Ceux qui clament le plus fort, ceux qui déploient le plus d'ardeur à secouer toute règle, sont souvent ceux-là même qui deviennent les esclaves de leur pauvre petite philosophie personnelle. De plus, une indépendance si égoïste est tyrannique en elle-même, puisque bien souvent elle piétine les droits et les désirs des autres, blessant parfois mortellement leur amour.
Une telle attitude dénote deux choses :
1- De l'orgueil, avec une si haute opinion de nous-mêmes, de nos capacités, tellement pénétré de notre importance, nous n'acceptons pas qu'un autre nous conseille.
2- Notre conduite révèle un profond aveuglement à l'égard de nos vrais intérêts car l'expérience a prouvé que nul ne vit pour lui-même, et que celui qui recherche son bonheur personnel ne l'atteindra jamais.
Rien ne prouve cela plus clairement que les fiançailles et le mariage. Nos émotions ne doivent pas prendre le pas sur notre jugement. Le bonheur de l'être cher est trop précieux pour s'en amuser. L'amour vrai ne peut vivre pour lui-même, il s'élance pour donner, et donner, et donner encore ; il a soif de partager tout avec celui ou celle, vers qui vont ses élans.
Avant de vous fiancer, prenez la résolution de vous conformer à deux conditions, elles vous seront d'un grand secours parmi tant de problèmes soulevés à cette heure :
a) Votre partenaire, est-il un enfant de Dieu ; a- t’il fait son choix de s'être déclaré pour Dieu ?
b) Y a t’il entre vous un amour profond, grandissant par l'admiration et l'estime mutuelles, un amour qui déjà laisse entrevoir que ni les épreuves ni les tempêtes de la vie ne l'affaibliront ?
N'oublions pas ce que l'apôtre Paul dit dans "2 Corinthiens 6 / 14", dans un contexte qui n'a rien à voir de façon directe avec le mariage, mais qui nous nous permettra d'extrapoler sans en faire l'exégèse : "Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger". Cet impératif est un appel pressant, destiné aux chrétiens de Corinthe ou d'ailleurs les invitant à éviter tout lien qui puisse compromettre leur communion avec Dieu par Jésus-Christ. La métaphore du joug rappelle le commandement de Dieu dans "Deutéronome 22 / 10 : Tu ne laboureras point avec un bœuf et un âne attelés ensemble." Voir aussi "Lévitique 19 / 19". Puisque ces deux espèces sont différentes en caractère et en force, un tel jumelage serait cruel pour les animaux et inefficace dans le travail. De la même manière, l'enfant de Dieu ne doit pas se lier avec des non-croyants par des fiançailles ou un mariage. (Nous pourrons parler plus tard de la mixité et de l’harmonie des couples.)
Un homme ne peut servir deux maîtres "Matthieu 6 / 24", et il ne peut y avoir non plus une véritable communion entre deux êtres qui suivent chacun une direction opposée.
Dans le passage de "2 Corinthiens 6 / 14", il n'est pas question de rompre tout lien avec les incroyants. Lisez "Matthieu 11 / 19" et "Jean 17 / 15". Paul s'est fait à tous "Afin d'en sauver de toute manière quelques-uns 1 Corinthiens 9 / 22". Quel est alors le joug étranger à éviter ? Le mariage est certainement un joug qui unit deux êtres de la manière la plus intime, et il doit être fait "dans le Seigneur" c'est-à-dire entre deux êtres qui partagent la même foi "1 Corinthiens 7 / 39".
Si ce lien existe déjà, le chrétien ne doit pas le rompre de son propre gré "1 Corinthiens 7 / 12-16", mais le croyant qui se marie avec un non-croyant désobéit à cette parole des Ecritures et entre dans une alliance qui aura des conséquences nuisibles :
- Soit il existera une profonde division dans un couple attiré dans deux directions opposées.
- Soit le chrétien, aimant son conjoint plus que le Seigneur, consentira à des compromissions dans sa foi.
Dans un foyer où Dieu a la première place, IL prendra soin des siens et bénira leur union. Si vous avez recherché Son approbation plus que n'importe quelle autre, soyez assurés que Dieu vous suivra d'en haut.
André Boulagnon
Nous prendrons connaissance, dans l’article qui suivra, d’un éclairage nouveau et complémentaire sur le mariage. Il nous sera apporté par le pasteur André Pinguet.
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